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Saint Louis Polychromie
Stock: Disponible

Saint Louis Polychromie
CARACTÉRISTIQUES
  • Taille

    34 cm

  • Matériaux:

    Moulage d’art réalisé en résine.

    Polychromie traditionnelle au pinceau.

    Dorure à la feuille.

  • Époque:

    XIVe siècle

Prix: ¿? €
DESCRIPTION

Le Saint-Louis de Mainneville
L’église paroissiale du petit village normand qu’est Mainneville dans l’Eure, a l’honneur de conserver sans doute la plus ancienne et la plus intéressante des effigies du roi saint Louis.¨Commandée par un fidèle dévot du saint roi, Enguerrand de Marigny, ministre de Philippe le Bel, la statue fut achevée aux environs de 1307, soit dix ans seulement après la canonisation par Boniface VIII, alors que la dévotion au saint se développait.
La statue est en pierre et mesure 1 m 53 de hauteur. Elle nous montre saint Louis debout, dans une attitude grave et digne, sans rien de raide, encore moins d’orgueilleux. C’est néanmoins le roi qu’on a voulu représenter.¨Sur une robe aux manches étroites, il porte une seconde robe un peu plus courte, fendue latéralement comme une dalmatique, et dont les manches sont un peu plus larges que celles du vêtement précédent. Le manteau royal, ample chlamyde fixée sur l’épaule droite par un fermail, recouvre le tout. Le bras gauche relève ce manteau en plis sobres et gracieux. Les cheveux sont longs et roulés à leur extrémité suivant la mode du xiiie et du xive siècle. Le front est ceint de la couronne, dont les fleurons ont été détruits à la Révolution. Les bras ainsi que les pieds ont, de même, été mutilés. Le sculpteur d’Enguerrand de Marigny avait eu le dessein d’exécuter un portrait fidèle de saint Louis.
Cela ne semble pas douteux. Il a les traits caractéristiques des représentations du roi exécutées au premier quart du xive siècle dans les ateliers parisiens ou sous l’influence des familiers de Philippe le Bel, et qui ont survécues. On constate entre elles une communauté d’aspect et de caractère très impressionnante : le même menton carré, les mêmes pom- mettes saillantes, les mêmes joues un peu creuses, le même nez droit, le même front bombé.
C’est une réduction au 1/5 de cette fameuse statue que nous vous proposons.¨Ayant voulu redonner des mains au saint, il paraissait naturel de supposer que le souverain tenait les attributs royaux. Et deux hypothèses se présentaient. Ou bien saint Louis avait dans la main droite un fleuron et dans la main gauche le sceptre, comme on le voit sur son propre sceau, à la date de 1240 ; ou bien il portait les insignes que la représentation de saint Louis du vitrail de la Trinité de Vendôme, celle du Registre des Ordonnances du Roy de 1320 (conservé aux Ar- chives nationales), la statue funéraire de Philippe le Bel dans l’église des dominicaines de Poissy, et le sceau de Louis X mettent aux mains de ces trois rois, à savoir dans la main droite un sceptre (sceptrum ou baculus), et dans la main gauche la verge, (virga, appelée bien plus tard, aux obsèques de Charles VII en 1461, main de justice).
Le roi de France est le seul prince à porter le sceptre (court ou long) et la main davidique, la verge, alors que partout ailleurs le prince porte le globe et la main davidique.¨Le long sceptre qu’on doit rapprocher de la crosse de l’évêque sert au Roi comme un bâton de berger et l’aide à marcher dans la cathédrale. Il peut être conçu comme l’axe du royaume, le canal des grâces célestes qui viennent du ciel pour se répandre sur la France. La fleur de lys (très peu stylisée) au sommet, est en quelque sorte enracinée dans le ciel, et fait allusion à la source du pouvoir.
Le jour du sacre, l’évêque disait au Roi tout en lui donnant le sceptre : « Recevez le sceptre, insigne du pouvoir royal, c’est-à-dire la droite verge du royaume, la verge de vertu, afin de bien vous gouverner vous-même, et la sainte Église, et le peuple chrétien que Dieu vous a confié ; que par la vertu royale vous le défendiez des mauvais, que vous corrigiez les pervers et pacifiiez les bons, afin qu’ils puissent par votre grâce marcher dans la droite voie ; de telle sorte que vous puissiez parvenir du royaume temporel au royaume éternel, vous aidant Celui dont le royaume et l’empire demeurent sans fin dans les siècles des siècles. »
Ensuite seulement le roi recevait la verge d’une coudée à main d’ivoire, la main de David ou main de justice : « Recevez la verge de vertu et d’équité, afin que vous sachiez assurer les bons et faire craindre les mauvais, enseigner le chemin aux dévoyés, tendre la main aux tombés, rabaisser les superbes, relever les humbles, afin que N.-S. Jésus-Christ vous ouvre la porte du ciel, ayant de lui-même prononcé : « Je suis la porte ; si quelqu’un entre par moi il sera sauvé » ; et le même qui est « la clé de David et le sceptre de la maison d’Israël, qui ouvre et nul ne ferme, qui ferme et nul n’ouvre », qu’Il vous soit en aide Celui qui tire hors de la maison de la prison le captif assis dans les ténèbres et l’ombre de la mort ; afin que vous méritiez de suivre en tout Celui duquel le prophète David a dit : « Votre siège, ô Dieu, est établi dans les siècles
des siècles, et la verge d’équité est la verge de votre Royaume » ; que vous imitiez Celui qui a dit : « Parce que vous avez aimé la justice et haï l’iniquité, Dieu, votre Dieu, vous a sacré d’une huile de joie » ; et que vous soyez à l’exemple de Celui qu’Il avait oint avant tous les siècles, par dessus tous ses participants à sa gloire, Jésus-Christ Notre-Seigneur. »
Insigne français par excellence, la main de justice fut parfois tenue par les rois de France comme le seul insigne, tout au moins dans leurs représentations.
Sources :¨Hervé Pinoteau, La symbolique royale française, PSR éditions, 2003 ;¨Hervé Pinoteau, Saint Louis, son entourage et la symbolique chrétienne, éditions du Gui, 2005; Louis Régnier, L’église Notre-Dame d’Écouis, Paris, 1913.